Ouais bah d'accord si tu vas par là evidemment c'est pour ça que je demandais dans quel contexte !
Evidemment à un niveau home-studio ou autoprod ou semi pro on s'en bât le steak. Ca ne me viendrait pas à l'idée de conseiller de travailler en 192Khz si on ne sort pas de sa chambre... C'est pour ça que je disais qu'il valait mieux bien travailler à son niveau que de se suréquiper pour faire de la merde.
Pour autant est-ce que vraiment personne n'est capable d'expliquer pourquoi les pros travaillent avec du 192 ou du 96KHz j'en suis pas sûr. D'abord parce que nous n'avons pas ou peu de contact avec des ingénieurs du son professionnels ou avec les concepteurs des logiciels de traitement de son.
Je tente une explication comme ça à la volée.
Quel peut être l'intérêt (pour les professionnels !!!!) de travailler avec des hautes fréquences d'échantillonage ? L'analogique est un mode continue d'information. Le numérique est un mode discontinue. Si en analogique vous avez une courbe en numérique cette courbe sera transformée en une suite de points organisée en forme de courbe dans un repère avec une abcisse et une ordonnée. L'information entre chaque point est "perdue". Plus la fréquence d'échantillonage est élevée plus le nombre de points par segment de courbe va être important. Donc la différence entre le son réel analogique (la courbe) produit par l'instrument et l'image mathématique produite par l'enregistreur numérique (la suite de points) sera moindre. Autrement dit une acquisition 192KHz sera plus proche du son réel qu'une acquisition en 44KHz...
Est-ce que quand on prend un signal brut qu'on l'enregistre en 192 puis qu'on le converti en 44 pour le mettre sur CD on entend une différence avec le son directement enregistré en 44...? Surement que non.
Mais qu'advient-il si le son acquis au départ subit des modifs via des effets multiples, des compressions, du mastering et que ensuite on repasse en 44KHz ? Le travail sur le son en 192 inclu de l'information qui est absente dans la prise de son en 44KHz. Donc rien ne dit que le son traité une fois recompressé va être identique à ce qu'il aurait été en travaillant tout le long à 44 ?? non ?
Si je reprends mon exemple d'une courbe, finalement descendre en fréquence d'échantillonage que ce soit de 192 vers 96 ou vers 44 c'est faire une moyenne entre des points proches pour tracer une courbe plus simple.
Autre métaphore pour visualiser le truc. Si je divise 4 par 3 plusieurs résultats sont possibles. En analogique c'est 1,3333333 (une infinité de 3...). En numérique ça revient à arrondir. Si j'arrondis à un chiffre après la virgule (précision faible exemple 44KHz) le resulat c'est 1,3 si j'arrondis à 3 chiffres (précision élevée exemple 192KHz) c'est 1,333.
Si je ne fais rien avec ce dernier chiffre et que je décide de repasser à une précision inférieure c'est à dire un chiffre après la virgule j'obtiens toujours 1,3. Par contre si entre temps je fais d'autres opérations (effets, mastering et autres) qui changent mon 1,333 en 1,367 l'arrondi à un chiffre n'est plus 1,3 mais 1,4...
En gros, de mon point de vue ça peut faire une différence mais seulement quand on a une chaine de traitement du son qui est susceptible de gérer une telle qualité de son du début à la fin. Ce qui peut justifier que les pros l'utilisent. Mais pas les home-studistes que nous sommes...
J'espère ne pas vous avoir trop cassé les c**illes !!!
